Que « fait » la terre?

La Technique de la Métamorphose n’est pas une thérapie.
Elle échappe donc à une classique description scientifique.

Alors comment en parler ?

Derrière la Technique de la Métamorphose, il y a l’intérêt pour la notion de transformation. Non dans le sens d’évolution mais dans le sens de révélation de quelque chose qui est déjà là. La rencontre avec l’essence.

Mon regard suit cette graine de pissenlit portée par le vent… Une graine légère, harmonieuse, parfaite…
Pourtant, elle peut devenir autre chose, une plante bien précise déjà inscrite au sein de ses cellules.  Pour que cela se produise deux conditions sont nécessaires : la graine doit être vivante et elle doit rencontrer un environnement adéquat, la terre. Dans cette rencontre, que « fait » la terre ? La terre est présente mais n’a aucun projet, aucune intention vis-à-vis de la graine.

Le praticien en Technique de la Métamorphose est la terre: en établissant un contact du bout des doigts avec certaines parties du corps, il sert d’environnement. Il n’a aucun projet, aucune attente. Il sait que la direction est déjà là, au sein des cellules de la personne et que la force de vie de cette personne, guidée par son intelligence innée est seule à même de mener à la transformation.

Le praticien en Technique de la Métamorphose est la terre, cette métaphore va permettre au mental de ne pas s’égarer, de rester simple, de revenir facilement vers l’essence de cette approche tout en restant conscient de la complexité infinie de la Vie.

Quel est le rôle d’une métaphore ? Montrer une porte, une entrée possible vers l’inconnu.
J’aimerais citer David Bohm :
« Cet usage caractéristique du mot « est » pour réunir des choses si différentes ou même incompatibles semble au premier abord engendrer un paradoxe … La première impression que procure la mise en équation poétique de deux termes très différents est une sorte de tension, de vibration intellectuelle, un état élevé d’énergie où se produit de façon non verbale une perception créatrice du sens de la métaphore. » (« La conscience et l’univers » p 36)

Parler de l’essence, c’est flirter avec la notion de sacré. Quels mots utiliser ?
Les mots créent, les mots séparent, ils ouvrent ou ils ferment, « ça » flue ou « ça » se fige.

Avec la Technique de la Métamorphose, nous explorons les frontières dualité-unité.
Les physiciens explorent eux aussi les frontières de notre représentation du monde. Ils rencontrent les mêmes problèmes de langage.
J’aime citer Niels Bohr : « Nous devons nous rendre compte que nous ne pouvons-nous servir ici que du langage à la manière des poètes. »
Ou l’astrophysicien Michel Cassé : « Ces mots -trou noir etc…- ne veulent rien dire. Ils procèdent de très vagues analogies. Mais il faut bien parler, écrire avec des mots, même si ces mots sont limités et inexacts. »

Donc, les mots sont nécessaires. Les analogies, les métaphores.

Les physiciens ont les mathématiques à leur disposition pour partager leurs ultimes intuitions. C’est à dire le monde des symboles, domaine du Principe de la Correspondance.

Et puisqu’il faut bien quelquefois non seulement pratiquer mais parler, nous, nous avons le langage des poètes, c’est à dire aussi le monde des symboles, domaine du Principe de la Correspondance.

Lorsque j’ai votre pied entre mes mains, je suis simplement la terre présente.

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s